Au travers de différents aspects tels que l’assemblage sculptural d’objets, la projection vidéo dans l’espace ou la photographie, je compose mon travail entre non-lieu, poésie, vulnérabilité et désir. J’expérimente, dans ma pratique, le dialogue entre ces différents médiums et tisse les liens sémantiques entre les images.

Démêler les mécanismes de création, de façonnement du fantasme exotique occidental, comme l’analyse Edward W. Saïd dans « L’Orientalisme ». La projection fantasmée d’un paysage et de ses aspects « exotiques », construite par l’Occident, ces voyages sur les côtes méditerranéennes, le tourisme de masse, le soleil ardent et la mer azur, sonnent comme une représentation tronquée d’un horizon, construite par le temps et l’ histoire

Ces théories me mènent  à travailler sur ces questions à la fois politiques, géographiques et sociales, sur ces frontières identitaires, sur ce paradoxe d’appartenance/non-appartenance au lieu,physique ou spirituel.
 
Je cherche  à comprendre comment ces réalités sociales s’entremêlent aujourd’hui aux phénomènes de globalisation. Que ce soit dans un morceau de tissu accroché sur les branches d’un arbre à souhaits, dans un tapis de terre s’élevant vers un soleil artificiel ou dans des chaînes d’argent coulées dans des branches de palmier en résine.

Comment faire cohabiter à la fois religion et culture populaire. Déconstruire ces images devenues icônes, créées et fantasmées par la mondialisation. Analyser cette relation mise en place entre mythe, foi et échange de valeur. Comprendre comment traditions populaires cohabitent avec ces nouveaux mythes contemporains. Comprendre comment la pièce que l’on lance à l’eau achète le vœu.