Through different aspects such as the sculptural assemblage of objects, video projection in space or photography,
I compose my work between non-place, poetry, vulnerability and desire. Starting from biographical elements apprehended through a reflectionon the image and its paradoxes, I try to decentralize the viewer’s vision in favour of a vocabulary where  tension is associated with dizziness.

Cultural identity and these fragments of the south run as rhythms through my work. The representation of this exotic fantasy brought by the new-media, by travels through the Mediterranean coasts, sun and blue sea supply in my research a truncated and constructed relationship with a territory. My cultural background engages me to work with issues  of both physical and mental borders.How can we live through those new norms, those new standards, those from a contemporary fantasy of an « elsewhere » ?  What are those resistance points and how to manage the impression of disillusion, of nostalgia of a fanstasy we used to have.

Whether it’s through a piece of fabric hanging in a wish tree in the kurdish mountains, through a fragment of mosaic floor covered with concrete, or silver chains casted in resin palm tree branches, I bear witness to the weight that a tradition carries through a modern society and the way that the contemporary could coexist with it and how this heritage continues to affect our present.





Au travers de différents aspects tels que l'assemblage sculptural d'objets, la projection vidéo dans l'espace ou la photographie,
je compose mon travail entre non-lieu, poésie, vulnérabilité et désir. À partir d'éléments biographiques appréhendés par une
réflexion sur l’image et ses paradoxes, je tente de décentrer la vision du spectateur pour laisser place à un langage
où la tension s’associe au vertige.

L'identité culturelle et ces fragments de Sud rythment mon travail. La représentation d’un fantasme exotique amené
par les nouveaux médias, ces voyages sur les côtes méditerranéennes, le soleil et la mer bleue azur, sont pour moi une
représentation tronquée et construite d’un territoire. Mon héritage culturel m'amène alors à travailler sur des questions
de frontières à la fois physiques et mentales.
Comment vivre au travers de ces nouvelles normes, ces nouveaux standards, ceux d’un fantasme de l’ailleurs contemporain ?
Quels sont ces points de résistances, ces échappées qui nous amènent à l’impression de désillusion ?

Que ce soit dans un morceau de tissu accroché à un arbre à souhaits dans les montagnes kurdes, dans un fragment de sol
en mosaïque recouvert de béton ou dans des chaînes d'argent coulées dans des branches de palmier en résine, je témoigne
ici du poids qu’une tradition peut laisser derrière elle, de la manière dont le contemporain peut cohabiter avec celle-ci et comment
cet héritage continue à affecter notre présent.









Mehdi Gorbuz travaille la sculpture et l’installation vidéo. Ces interventions sont pour la plupart immersives, convoquent souvent la transe et flirtent avec l’abstraction. Au départ d’éléments biographiques appréhendés au travers d’une réflexion sur les paradoxes de l’image, l’artiste cherche à décentrer le regard du spectateur au profit d’un vocabulaire poétique où la tension s’associe au vertige. La superposition, les mouvements de caméra et la mise en forme des installations participent d’une chorégraphie où le mouvement semble indéfiniment en appeler à la chute.

 
Benoit Dusart