
Vue de l’exposition Khamsin à Mécène du Sud, Montpellier, 2026 ©Eloise Ortiou Campion
« À travers différentes approches telles que la sculpture, la vidéo, la photographie et le transfert, Mehdi Görbüz explore le dialogue entre ces médiums et tisse des liens sémantiques entre les images. À partir de ces rencontres, il crée des formes hybrides qui mêlent culture populaire et spiritualité. Les archives, qu’elles soient photographiques ou vidéo, occupent une place centrale dans son travail et c’est à partir de son récit personnel que l’artiste parvient à atteindre des préoccupations plus collectives. Ainsi, les GIF envoyés par sa grand-mère par Whats App (_For You_), au vocabulaire visuel (fleur, papillon, étoile, cœur…) et textuel (« bonne nuit », « I miss you », « Je t’aime »…) familier, sont transférés sur des plaques d’acier accordant à ces ruines archéologiques d’Internet une historicité et une nouvelle matérialité. La rouille qui vient se former par l’oxydation et la disparition progressive de l’image soulignent un effacement plus global face auquel l’artiste résiste en conservant un lien numérique fort avec celles et ceux qui vivent loin. Réinvestissant un goût pour l’ornementation et l’exagération, héritage de l’esthétique _camp_, l’œuvre de Mehdi Görbüz est parsemée de strass, de _charms_, de papillons brillants, et de poèmes écrits sur des perles et qui, en plus d’être en marge de l’esthétique dominante, agissent pour l’artiste comme des talismans. »
Juliette Hage
avec Maïssane Alibrahimi, Cindy Bannani, Garance Butler-Oliva, Lucie Gholam, Mehdi Görbüz, Amine Habki, ludovic hadjeras, Inès Hosni, Liên Hoàng-Xuân, Arash Nassiri
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